Le métier en bref
Le masseur-kinésithérapeute rééduque les personnes après une blessure, une opération, un accident ou à cause d'une maladie.
Il utilise le massage, la gymnastique médicale, des exercices et du matériel pour soulager la douleur et redonner de la mobilité. Il travaille surtout en cabinet libéral (86 % des kinés selon France Travail), mais aussi à l'hôpital, en clinique, en centre de rééducation, en EHPAD ou en établissement thermal.
C'est un métier de contact, qui demande de bonnes connaissances du corps humain, de l'endurance physique et beaucoup de pédagogie pour motiver les patients. En libéral, il faut aussi savoir gérer son cabinet comme un petit chef d'entreprise. Le diplôme d'État est obligatoire, avec inscription à l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Une journée type, c'est…
- Évaluer l'état du patient et établir un bilan
- Rééduquer par le massage, les exercices et le matériel
- Soulager la douleur et prévenir les récidives
- Suivre les progrès et adapter les séances
- Conseiller le patient sur ses gestes et son hygiène de vie
Ce qu'il faut avoir
- Connaissance fine de l'anatomie
- Sens du toucher et précision des gestes
- Pédagogie et motivation des patients
- Endurance physique
- Sens de l'organisation (surtout en libéral)
Comment y arriver
- Diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute (DEMK)en IFMK, 5 ans au total après le bac selon l'Onisep (grade de master), dont 1 année de sélection universitaire ; 53 établissements.
- Année de sélection (PASS, LAS, L1 STAPS ou L1 biologie)étape obligatoire avant l'entrée en IFMK, selon des accords propres à chaque institut (à vérifier avant de choisir sa licence).
- Réforme du diplômele décret et deux arrêtés publiés au Journal officiel le 19 décembre 2025 présentent le cursus sur cinq années (dix semestres) et 300 crédits ECTS (Ordre des masseurs-kinésithérapeutes).
- Cadre de santédiplôme de 10 mois, ouvert après 4 ans d'exercice, pour évoluer vers l'encadrement.
ReconversionVous venez d'un autre domaine ?
Il n'y a pas de voie courte : même adulte, il faut passer par une année de sélection universitaire (PASS, LAS, ou première année de licence STAPS ou biologie selon l'institut), puis réussir l'entrée en IFMK. Le parcours complet représente cinq ans d'études après le bac. Si vous avez déjà un bac ou un diplôme supérieur en sciences, commencez par vérifier quelle licence est acceptée par l'IFMK visé.
Prévoyez un budget et un temps d'étude importants : peu de places, forte sélection. Une fois diplômé, il faut s'inscrire à l'Ordre et obtenir un numéro Adeli/RPPS. Si la reconversion vous attire mais que la durée vous freine, regardez aussi les métiers voisins (ergothérapeute, psychomotricien, éducateur sportif) qui ont des parcours différents.
Comment financer sa formation
Pour financer ou raccourcir une formation : le compte personnel de formation (CPF) peut financer les certifications éligibles (une participation forfaitaire de 150 € est demandée depuis avril 2026, dont les demandeurs d'emploi sont exonérés) ; le projet de transition professionnelle, auprès de Transitions Pro, s'adresse aux salariés du privé (en CDI : 24 mois d'activité salariée dont 12 chez l'employeur actuel) ; la validation des acquis de l'expérience (VAE, via France VAE) permet d'obtenir un diplôme grâce à son expérience. Montants et conditions évoluent : vérifiez-les sur moncompteformation.gouv.fr et service-public.gouv.fr.
Et après ?
Avec de l'expérience, on peut se spécialiser (sport, pédiatrie, respiratoire, neurologie, gériatrie), devenir cadre de santé, former ou faire de la recherche.
Pour les curieux
Rémunération en détail
Aucun chiffre récent de rémunération n'a pu être vérifié sur les sources officielles accessibles : les pages DREES et Légifrance (revenu libéral, grille de la fonction publique hospitalière) étaient illisibles. Il n'y a donc pas de montant donné ici.
À savoir : 86 % des kinés exercent en libéral (France Travail, 2025), donc le revenu dépend surtout du cabinet, de la zone d'installation, du nombre de séances et des charges, à la différence d'un salaire fixe.
Les montants varient selon la région, l'employeur et l'expérience.
Marché de l'emploi en détail
Environ 110 000 kinésithérapeutes exercent en France en 2025, dont 86 % en libéral, avec 51 % de femmes et 49 % d'hommes (France Travail, Prendre Soin).
Projection de la DREES (scénario tendanciel, base 2016) : les effectifs passeraient de 85 000 en 2016 à 133 000 en 2040 (+57 %), et la part du libéral de 80 % à 89 %. Ces projections sont anciennes, à lire comme une tendance et non comme une prévision à jour.
Sources officielles
Informations vérifiées le 14 octobre 2026. Formations, salaires et règles évoluent : confirmez toujours auprès des organismes.
- Onisep : Diplôme d'État de masseur kinésithérapeute
- Onisep : Études de kinésithérapie, les voies d'accès
- Onisep : Masseur-kinésithérapeute - Fiche métier
- Ordre des masseurs-kinésithérapeutes : Évolution du diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute
- France Travail : Masseur-kinésithérapeute, soignez, bougez, inspirez !
- France Travail : Masseur-kinésithérapeute (Prendre Soin)
- DREES : D'ici à 2040, les effectifs de masseurs-kinésithérapeutes